Compresses : pliage, stérilisation, service.

vendredi 24 janvier 2020, par B Lizée



Souvent la corvée de l’équipe de nuit, la préparation des tambours de compresses occupe toutes les mains entre les soins.

La découpe d’une pile de carrés de gaze est suivie d’un pliage en huit selon un ordre précis, il ne faut pas que le bord de la gaze dont un fil peut s’effilocher se retrouve au bord : pliage du haut et du bas vers le centre suivi d’un pliage au centre donnant une bande en longueur de quatre épaisseurs ; pliage des deux extrémités vers le centre en prenant soin de pincer un peu l’extrémité pour éviter l’exposition des angles de la gaze suivi d’un pliage au centre donnant un carré de seize épaisseurs.

Chaque compresse est ensuite déposée dans le tambour dans une disposition régulière hélicoïdale jusqu’au remplissage complet, un témoin colorimétrique en verre inséré sur une compresse est posé sur le dessus. Après fermeture, avant de le confier à l’autoclave, les volets sont ouverts pour le passage de la vapeur et un ruban adhésif colorimétrique sert de témoin externe. En fin de stérilisation, après avoir constaté que le test externe a bien viré, les volets sont fermés.

Pour le service des compresses elles sont saisies avec une pince à servir (pince longuette) placée dans un récipient vertical où elle trempe ou non dans du dakin pour être déposées dans un plateau de soin préalablement flambé ou sur un champ stérile.

L’utilisation de compresses industrielles a été progressive à partir des années 1970-1980.

Merci à la major de l’école d’infirmière du Mans promotion 1970 pour sa contribution