Introduction
Le nom de la Baudrairie évoque un artisanat du cuir et de fabrication de courroies peut-être en relation avec le ruisseau de la Filousière. Ferme de l’hôpital du Saint-Esprit elle est confisquée puis revendue à la révolution. Louée par l’asile dès son ouverture en 1858, elle est achetée définitivement en 1888 après que des échanges de terrain aient été effectués à l’occasion de la construction de la voie ferrée.
À la sortie de la deuxième guerre 1945-1956
– Le cimetière est chargé des nombreux décès de la période d’occupation, il est amputé de sa pointe sur le plan de 1950 par rapport au plan de 1925. Jusqu’en 1956 cinq patients sur six y sont inhumés. Voir l’article
– La ferme de la Baudrairie et la Filousière mitoyenne : elles sont un élément clé de l’autosubsistance de l’hôpital psychiatrique complétées par les installations horticoles. C’est le lieu de travail de nombreux pensionnaires issus de cette France agricole.
– Les Jarriais sont un grand champ proche de la ferme.
– La maternité départementale est un lieu d’accueil de femmes seules sans ressources, elle est construite au début du siècle au bord du champ de foire et cesse son activité vers 1936. Elle accueillera les réfugiés espagnols et servira ensuite d’entrepôt.
– le bâtiment Charcot est une construction des années 1900, il accueille des femmes et les enfants dans une enceinte grillagée.
Le projet Fellion 1956-1979
Pour sortir les patients de l’enceinte asilaire historique de l’autre côté de la nationale édifiée dans la vallée sur le site de la ferme de la Roche Gandon en 1858, il fait construire un nouvel hôpital ouvert, pavillonnaire, conforme aux principes de la psychothérapie institutionnelle, situé sur les terres de la ferme de la Baudrairie, terrains renommés la plaine. Les constructions s’échelonnent entre 1964 et 1976. Il comporte des pavillons d’hospitalisation, un pavillon des spécialités avec bibliothèque, bureaux de consultation, kinési-physiothérapie (avec sauna, jacuzzi, photothérapie et massage) et bloc opératoire. L’architecture de cet hôpital village est conclue par une construction originale en nid d’abeille, le centre social inauguré en 1976 par Anne-Aymone Giscard d’Estaing. Il abrite un self et une cafétéria fréquentés par les soignés et les soignants, fonctionnement exceptionnel, une discothèque, les ateliers d’ergothérapie et d’art-thérapie et une vaste salle de spectacle ouverte à l’activité théâtre de l’hôpital mais aussi à la ville pour des conférences, Connaissances du monde, et pour le rayonnement scientifique de l’hôpital avec les réunions de Regards cliniques.
La contention est supprimée et la circulation entre les pavillons est libre. Il n’y a pas d’enceinte fermée. Des kermesses organisées dès la fin des années 1950 font entrer la ville à l’hôpital, la première kermesse est créditée de 7000 visiteurs. Des cavalcades costumées parcourent la ville.
– Le cimetière : de moins en moins de patients y sont enterrés, la moitié jusqu’en 1967, le quart ensuite, exceptionnellement après 1984. À partir de 1972 toutes les sépultures sont ornées d’une stèle nominative mettant fin à l’usage de l’anonymat. Le docteur Fellion est inhumé au milieu de ses patients sur sa demande en 1979.
– La ferme héberge dans un dortoir ceux qui y travaillent. Jouxtant la ferme une carrière est aménagée pour l’équithérapie.
– Les Jarriais sont transformés en terrain de foot et de rugby avec en contrebas des terrains de tennis. Initialement en pente des travaux sont fait pour le réaménager par des équipes mixtes soignants soignés. voir l’article
– La maternité départementale , après avoir servi de premier atelier d’ergothérapie, est détruite pour laisser sa place à l’internat des médecins. Le pavillon des spécialités remplace le bâtiment Charcot, une plaque mémorielle dans le vide sanitaire rappelle les fondations de cette ancienne construction.
Dans le parc un zoo est installé et au bord de la Mayenne, de l’autre côté de la route nationale, un garage à bateau et un embarcadère sont aménagés pour l’activité de canoés.
Un tunnel sous la RN12 facilite les liaisons entre les deux implantations et une passerelle au-dessus du chemin de fer puis voie verte rejoint les installations horticoles.
Après le démantèlement de la psychiatrie départementale 2000-
La psychiatrie départementale est répartie entre les trois grands hôpitaux du département en abordant le nouveau millénaire. Le CHNM (Centre Hospitalier du Nord Mayenne) reprend le secteur nord et le foncier de l’hôpital psychiatrique. Les installations horticoles de l’autre côté de la voie ferrée deviennent l’ESAT de la Madeleine intégré dans l’EPSM de la Filousière.
Ce foncier permet de construire le nouvel hôpital général de la Baudrairie, Baudrairie 1 et 2, lancé par l’opération « Hôpital 2007 ». Au terme de cette opération toutes les activités de soins aigus et les urgences ont quitté le site de la rue Roullois et sont installées à la Baudrairie. À cette occasion l’aile du dortoir de la ferme est détruite et la nouvelle construction prend en partie la place du stade des Jarriais.
La construction de la Baudrairie 3 et du nouvel EHPAD prévoit la destruction de ce qui reste des bâtiments de la ferme.






